Plus value pédagogique Le projet éducatif et pédagogique des centres spécialisés La formation et l'insertion professionnelle de jeunes en difficultés scolaires, sociales ou médicales. Sur l’ensemble des établissements adhérents à l’UNREP, tous sont de la compétence du Ministère de l’Agriculture, beaucoup aussi de celui de l’Education Nationale, ou du Travail, au regard des formations qu’ils proposent, mais aussi de celui des ministère des affaires sociales, de la justice,… et ce en fonction du public qu’ils accueillent. En effet, certains établissements que l’on nomme « spécialisés » accueillent des jeunes ou des adultes ayant des difficultés particulières, qu’elles soient physiques, médicales, sociales ou familiales, qui ren

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Plus value pédagogique

Le projet éducatif et pédagogique des centres spécialisés

La formation et l'insertion professionnelle de jeunes en difficultés scolaires, sociales ou médicales.

Sur l’ensemble des établissements adhérents à l’UNREP, tous sont de la compétence du Ministère de l’Agriculture, beaucoup aussi de celui de l’Education Nationale, ou du Travail, au regard des formations qu’ils proposent, mais aussi de celui des ministère des affaires sociales, de la justice,… et ce en fonction du public qu’ils accueillent. En effet, certains établissements que l’on nomme « spécialisés » accueillent des jeunes ou des adultes ayant des difficultés particulières, qu’elles soient physiques, médicales, sociales ou familiales, qui rendent nécessaires, malgré des capacités intellectuelles normales, la mise en œuvre de moyens médico-éducatifs pour le déroulement de leur scolarité. Ils peuvent préparer les jeunes à un rythme différent de la scolarité classique et les présenter selon leurs possibilités aux examens du ministère de agriculture.

Tous développent :

  • une fonction « accueil » et un suivi éducatif très poussés (soutien scolaire, prise en charge individuelle…),
  • un suivi social, psychologique et médical,
  • une pédagogie « personnalisée », tournée vers l’élève, qui consiste à accompagner, individualiser, globaliser la prise en compte de l’individu.

Ces moyens visent à faire évoluer les personnes, jeunes ou adultes, vers l’autonomie, quelque soit leur degré de difficultés au départ, et surtout à défendre leur « employabilité », en valorisant leurs acquisitions et compétences professionnelles réelles. Le lien avec le milieu professionnel est sans cesse travaillé par ces centres « spécialisés », plus conscients que d’autres de l’écart entre le monde scolaire protégé et le monde du travail.

La forte spécialisation de ces centres de formation à leur public n’est pas incompatible avec un professionnalisme reconnu : certains centres sont précurseurs pour appliquer des technologies professionnelles de pointe, offrant des formations très prisées par les professionnels du secteur concerné.

Les centres spécialisés de l’UNREP offrent fréquemment des formations dans le secteur de l’horticulture et du paysage, d’autres dans le secteur des chevaux, de la mécanique, de l’élevage, de la restauration… mais peuvent préparer également à des métiers « artisanaux » autres que ceux cités pour l’agriculture, tels le bâtiment, la menuiserie…

 

Les entreprises écoles

Former de futurs professionnels compétents est un objectif commun à l’ensemble des établissements de l’UNREP. « Devenir compétent » exige la mise en pratique des savoirs dispensés à l’école. C’est le rôle des entreprises écoles ou ateliers de production qui, associés à l’établissement d’enseignement ou de formation, permettent une véritable intégration des connaissances professionnelles.

Exemple : l’entreprise école dans un établissement horticole et paysager

Présentation de l’entreprise école

L’exploitation horticole pour les différentes productions est constituée par :

  • en productions florales et maraîchères, 4500 m² de serres dont 1500 m² de serres froides. Parmi celles ci 500 m² ont un climat géré par informatique.
  • en pépinières : 2 ha de pleine terre et 7000 conteneurs cultivés avec goutte à goutte ou rampe oscillante et distribution de solutions nutritives.

Les aménagements paysagers : le parc de l’école couvre environ 3 hectares avec des constructions dispersées et permet aux élèves de participer concrètement à des travaux d’aménagement. Les cours pratiques se déroulent sous un abri d’une surface de 500 m² permettant, malgré les intempéries, d’avancer dans les programmes de cours.

L’activité de commerce : l’exploitation florale et maraîchère ainsi que la pépinière génèrent des produits. Durant les périodes de forte demande, en plus de la vente des produits, les élèves des filières commerciales participent de mai à novembre au marché hebdomadaire de la ville voisine.

Un atout pédagogique

Ces outils pédagogiques contribuent à l’enseignement technique :

  • pour les travaux dirigés optionnels ;
  • pour les travaux pratiques permettant aux classes de 4ème et 3ème de « tourner » chaque semaine dans les différentes options ;
  • pour préparer les départs en stage ;
  • pour les cours d’agronomie et de biologie où l’ordinateur climatique est un outil précieux, tout comme la culture hors sol de tomates sur laquelle on pratique la lutte biologique et la pollinisation grâce aux bourdons.

L’enseignant technique est à la fois théoricien et praticien. C’est un énorme avantage pédagogique qui rend plus crédible l’enseignement dispensé par le professeur.

Un autre atout lié à l’enseignement technique agricole tient au fait même que tous les travaux d’exploitation sont réalisés par les élèves encadrés par leurs professeurs.

Cette entreprise tend à se rapprocher des modes et exigences de fonctionnement de toute entreprise. Aussi des permanences techniques établies par roulement entre élèves et professeurs, sont en place pour assurer le suivi des cultures les week-end et les vacances. Ce système, même s’il est contraignant permet un contact différent de celui d’une semaine de cours.

L'intérêt des élèves

Avec une telle exploitation, on suit l’évolution des techniques, de la gestion et de la commercialisation. C’est un aiguillon qui permet régulièrement une remise en cause du savoir.

L’entreprise école suscite l’intérêt des élèves et leur permet une présence sur les ateliers de production. La pollinisation par les bourdons, l’éclairage photosynthétique dans les serres les soirs en hiver, les serres pleines en avril ou encore l’exposition de nouvelles plantes de balconnières sont autant d’observations qui donnent à l’établissement d’enseignement horticole son cachet à la fois technique et professionnel.

Il en est de même dans la plupart des établissements.